03 novembre 2006
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Le début de l'histoire.
L'histoire débute lors de la semaine du golfe 2005 où je redécouvre (j'ai possédé un voile-aviron du type "Jolie Môme" il y a quelques années)les voile-avirons dans le superbe écrin qu'est le golfe du morbihan.
Dès mon retour ma décision est prise, je vais construire un bateau. Reste à trouver l'oiseau rare. Mon cahier des chages est relativement simple, je veux un bateau facilement manoeuvrable par une personne seule (moi) à la voile comme à l'aviron mais surtout à la mise sur remorque, à la mise à l'eau comme à la sortie.
L'argument principal sera donc le poids, puis la manoeuvrabilité la facilité de construction et enfin les "performances".
Dans un premier temps mon choix s'est porté sur l'Elorn (surtout pour ses formes rappelant les bateaux du nord) mais la difficulté supposée de la construction et des craintes sur la sécurité à la voile m'ont amené à choisir la prame novégienne déssinée par François Vivier l'architecte naval bien connu des amateurs de voile traditionnelle, la Laïta.
Les formes de prames norvégiennes n'avaient pas ma préférence mais avec le recul je dois dire que je m'y suis fait et qu'aujourd'hui j'apprécie la forme des Seils et Laïta même s'il faut bien leur reconnaitre quelques défauts dans le clapot.
L'achat des plans
La première étape consiste à acheter les plans chez l'architecte. Je me rends donc à Pornichet pour en prendre possession.
L'accueil de M. Vivier est chaleureux, il prend même le temps de me montrer une prame Laïta pendue dans son garage et construite par son fils* alors qu'il était adolescent.
Rassuré par ses conseils je me consacre à l'étude des plans ainsi qu'à la lecture des fiches de construction et ainsi que le guide chronologique de construction. Il est à noter que l'ensemble de ces documents est de trés bonne qualité tant au niveau de la forme que du fond.
La lecture des plans et des fiches permet d'avoir une vision assez précise de la marche à suivre.
Me voici donc au début de la construction qui m'amènera à transformer les plans d'une prame "Laïta" en un voile-aviron que j'appellerai "Soizig".
Ci contre le descriptif et le plan de la prame norvégienne Laïta
(document publié avec l'aimable autorisation de F. Vivier)
*Nicolas Vivier est aujourd'hui responsable de la société Icarai qui fournit différents matériaux de construction et des bateaux livrés à différents stades de finition.
Construction du chantier
Pour la construction, la prame étant réalisée selon la technique de "bordés d'abord", il faut commencer par construire le chantier qui recevra les gabarits sur lesquels les clins seront mis en forme.
J'ai choisi de réaliser ces gabarits dans de l'agloméré qui me restait d'anciens bricolages.
Les gabarits reposent sur deux madriers surélevés du sol de vingt-cinq centimètres. Ils sont fixés par des équerres en bois et rigidifiés entre eux par des lattes permettant une trés bonne stabilité de l'ensemble.
Il ne faut pas oublier de recouvrir l'ensemble des supports avec de l'adhésif afin de pouvoir décoller plus facilement les surfaces enduites de résine qui viendraient à rester collées sur ceux-ci.
Le tableau arrière et la marotte jouent le rôle de gabarit avant (marotte) et arrière (tableau)
Premiers travaux : les scarfs
Les premières difficultés arrivent très vite avec la réalisation du premier scarf.
Le scarf permet d'abouter deux plaques de contreplaqué afin d'obtenir une plaque de longueur suffisante pour y débiter les bordés.
Le premier scarf est raté, il présente un renflement que je serai obligé de réduire avec la ponceuse à bande. Le second est parfaitement réussi et cela m'encourage pour la suite.
La suite consiste au traçage des bordés qui, avec les cotations des plans est un jeu d'enfant. Le découpage des bordés se fait aussi sans réelle difficulté avec une scie sauteuse à main.
Il faut ensuite enduire d'époxy les bordés afin de les protéger de l'eau de mer et notamment au niveau des chants. J'ai utiliser pour cette opération une résine époxy diluable à l'eau ce qui est agréable tant au niveau de la mise en oeuvre que du nettoyage des outils (ce qui n'évite pas de se protéger les mains avec des gants car la résine peut entrer par la peau). c'est une résine Resoltech distribuée par Icarai. (résine résoltech 1010 - durcisseur 1014).
le scarf raté
Le tracé et la découpe des bordés
A partir du cahier des plans fourni par l'architecte, le tracé des bordés se passe trés bien. Il suffit de reporter les dimensions relevées sur le plan reportées tous les 10 cm, de joindre les points et on a un tracé correct du contour des bordés.
La découpe se fait avec une scie sauteuse sans trop de difficulté, avec une lame de précision spéciale bois.
J'ai fait les chanfrins au rabot l'angle étant identique pour l'ensemble des clins, je les ai tracés avec un trusquin de 19mm.
Ce qui me semblait une difficulté au départ ne l'était pas vraiment.
Enfin le travail sur la coque
Les premiers travaux sur la coque commencent par la mise en place de la sole (le fond du bateau).
Sur la photo la marotte n'est pas encore en place, la sangle servira à accentuer la courbure de la sole et à éviter la fuite.
07 novembre 2006
Pose des clins
La sole et les clins sont fixés sur les gabarits par collage au mastic Epoxy (Résoltech) serre-joints et vis type agglo provisoires.
Vue arrière de la coque
Vue avant : ça monte doucement
(sur la photo numéro 4 les clins en cours d'imprégnation sont en attente de montage sur les gabarits)
Vue intérieure des gabarits recouverts des clins
08 novembre 2006
La coque est terminée
La coque est finie il faut maintenant la retourner pour l'aménager et la raidir.
Problème le dernier clin babord est plus bas que le tribord sur la marotte.
Aménagements intérieurs

Comme ça c'est un peu brouillon mais je m'y retrouve assez bien.
Découpe et pose des membrures et varangues, découpe et pose des cloisons.
Le collage viendra ensuite car l'hiver 2005/2006 est trés froid et dans mon garage il n'est pas possible de coller.
Cette période sera l'occasion de réaliser l'ensemble des pièces ne nécessitant pas de collage telles que les espars (mat, bôme, vergue) le safran, la dérive, le puit de dérive, la barre, les avirons (le collage des pelles avait été fait à la belle saison)
Pour ce qui est de la différence de hauteur des deux derniers clins je décide de ramener le plus haut à la même hauteur que son vis à vis.
Il y a quand même quelque chose qui me tracasse, d'après mes mesures je vais avoir un creux aux alentours de 42 cm alors que les plans prévoyaient 46 cm. Comment ai-je perdu ces 4 cm ?




























